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Zone d’inconfort, zone d’apprentissage : à chacun ses émotions

Zone d’inconfort, zone d’apprentissage : à chacun ses émotions

Dans notre article précédent, nous évoquions la nécessité et les bénéfices à explorer notre zone d’inconfort. La première fois que vous avez fait quelque chose de nouveau, cela remonte à quand ? Bienvenue dans votre zone d’apprentissage !

Était-ce la découverte de ce nouveau logiciel qui a sollicité toute votre attention, cette nouvelle mission qui vous a forcé à muscler vos connaissances ou cette prise de parole au cœur de vos nuits blanches ? Car l’exploration de cette zone de peur de l’inconnu ou du connu mal vécu, est enrichissante, elle favorise votre concentration, améliore l’estime de soi, à condition toutefois de ne pas franchir la limite de la zone de panique ! 

Au cœur de l’exploration de notre zone d’inconfort et d’apprentissage, les émotions nous gouvernent. Quelles soient agréables à vivre (joie, extase, confiance, sérénité) ou moins agréables (colère, peur, tristesse, dégoût), elles conditionnent notre adaptation et doivent toutes être accueillies positivement.

Roue des émotions de Robert Plutchik

Les émotions ont longtemps eu une mauvaise presse, particulièrement en France car elles évoquaient notre part animale et indomptable[1], De nos jours, elles sont au cœur de nombreuses recherches en psychologie et en neurosciences affectives. Nous savons qu’elles démultiplient notre énergie et notre attention et nos capacités d'apprentissage. Les comprendre et les éduquer est essentiel dans un monde en changement, qui exige une adaptation permanente. Elles sont vitales à l’être humain par le seul fait qu’elles lui apportent des signaux perceptibles dans le corps, indiquant qu’un besoin est satisfait ou non. Ainsi, les comportements, les réflexions, les désirs naissent d’une émotion. Si l'on remonte la chaine de causalité, ces émotions traduisent un besoin jailli de

  • stimulations externes environnementales : (face à d’autres personnes, devant un contexte, pour un enjeu, face à un lieu ou à un public…) ou
  • stimulation internes biochimiques : (fatigue, tourment, faim, urgence, envie, douleur, inconfort, etc.).

[1] Le livre « l’erreur de Descartes » d’Antonio Damasio montre comment les émotions permettent de nous adapter à l’environnement et pourquoi nous avons si longtemps rejeté leur importance

 

Les émotions nous envoient des messages ! Elles se manifestent au travers de signaux dans le corps et nous signalent la satisfaction ou non d’un besoin.

Comprendre nos schémas émotionnels et nous réconcilier avec nos émotions permet de libérer tout notre potentiel.  La peur d'être triste ou en colère nous amène par exemple à éviter des situations qui nous permettraient d’apprendre. Les émotions sont un véritable levier pour agir et nécessitent d’être accueillies car elles démultiplient nos forces pour apprendre et entreprendre. Chacun se souvient de la date du 11 septembre, car les émotions sont partie prenante de notre mémoire, tel un « post-it chimique » qui aide le cerveau à traiter l’information plus facilement.

Quelles sont vos émotions favorites ?

Nous réagissons chacun différemment à un même stimulus, et nos émotions répondent à des schémas (pattern) bien installés. Certaines personnes par exemple, sous l’effet du stress, vont rentrer dans leur coquille (activer le système parasympathique, un véritable ralentisseur ), tandis que d’autres vont augmenter leur activité et s’agiter. (activer le système sympathique, un accélérateur)

Le cerveau sous stress modéré et court nous amène tout d’abord à dupliquer nos comportements habituels. Les introvertis adoptent un certain mutisme pour favoriser la réflexion, tandis que les extravertis brandissent le portevoix et augmentent leur niveau d'activité. Il est donc possible qu’explorant votre propre zone d’apprentissage, vous vous comportiez, conformément à votre profil de personnalité, en dupliquant votre propre énergie.

Les émotions sont là pour modifier nos comportements et trouver des solutions d'adaptation... Mais si la situation dure ou empire, sous l’effet d’un fort niveau de stress (stress 2 dans le schéma ci-dessous), tel un navire qui arrive sur les rochers…, nous inversons les commandes : les extravertis se retirent, boudent ou se mettent en retrait, tandis que ceux qui jusque-là s’étaient tus, sortent de leur réserve… C’est la zone de panique que chacun doit savoir identifier, pour apprendre à poser les limites, dire non, voire fuir… en savoir plus sur le blog 4colors.

 

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